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Sur le trajet du travail

Publié par : c0c0000 le 01/04/2025
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Tous les jours à prendre le bus pour aller travailler, je croise souvent les mêmes personnes. Plus ou moins bondé selon les heures, je vois toujours cet homme. Généralement assis près des portes arrière, il me fixe. Pas un regard expressif, juste il me fixe, de timides sourires parfois esquissés.

Une petite quarantaine, un crâne lisse, une barbe de trois jours blanche et des lunettes rondes noires.

Son style vestimentaire ne varie pas. Une chemise toujours trop serrée qui tire sur les boutons, un jean, des baskets. Le tout accompagné d'une redingote noire cet hiver. Cet hiver, effectivement... Déjà plusieurs semaines qu'il reste figé sur moi.

Mes sourires sont légers, mes gestes difficilement interprétables. À de rares occasions il se passe discrètement la main sur son entrejambe. Perturbant au départ, il en découlera un jeu. Derrière mes lunettes de soleil que je porte souvent en ville, il est difficile pour lui de réellement savoir où je regarde. Avec mon casque sur les oreilles, je suis plongé dans ma bulle, sans réelle envie de lui faire la conversation, le bus n'étant pas le lieu le plus discret pour une drague aussi franche. D'autant plus que nos arrêts sont différents. Il est déjà là quand je monte, mais il descend avant moi.

Jusqu'à la fois où, de loin, je l'aperçois à mon arrêt habituel. Dans la pénombre du matin hivernal éclairé aux lampadaires, il se place à côté de moi. Je tourne légèrement la tête vers lui et il me renvoie toujours ce même sourire. Il balbutie quelque chose, mais je ne l'entends pas avec mon casque. Il continue de parler, mais ne pouvant y échapper, je le retire. Je lui demande de répéter. Gêné, il reprend :

«Si tu veux... Je recommence... Salut... Tu dois aimer la musique. Ou ton casque doit réchauffer tes oreilles parce que tu n'es pas très habillé pour la saison... Voilà... Et avant que tu m'interrompes, j'allais dire... Mignon avec ça.»

Il fait de l'humour. Je souris malicieusement. Cependant, même si le compliment fait plaisir à entendre, quelque chose se brise. On a passé le stade du jeu et cette nouvelle étape est amèrement rapide.

«Tu fixes toujours les gens dans le bus ?
- Seulement les garçons qui me plaisent.
- Il y en a beaucoup ?
- Quelques uns.
- Et il se passe quoi ensuite ?
- Certains ne sont pas réceptifs et m'ignorent. D'autres sont directs. Et il y a toi, qui me donnes du fil à retordre parce que je n'arrive pas à te cerner.»

Je soupire en souriant :

«Voilà pourquoi tu attends à cet arrêt ce matin ? Tu veux me soutirer la version intégrale ?
- Je compte pas te tuer à la fin...»

Il a la référence. Mon sourire s'élargit :

«Et parmi les mecs réceptifs, ça reste limité, non ? Le bus, c'est pas le meilleur endroit pour grand chose de plus.
Ah si, on peut se tripoter un peu.»

Mon regard devient aussi révélateur que mon sourire. Il s'humecte légèrement les lèvres. Le désir monte pour moi. Peut-être en est-il de même pour lui.

Une fois dans le bus, encore plus bondé que d'ordinaire, il reste sur mes talons et c'est mon entrejambe qu'il effleure dans des mouvements légers à fermes, lorsqu'on passe un ralentisseur. Le moment est de courte durée. Déjà son arrêt. Il descend. Il murmure : «À demain.» Sa main glisse sur mes fesses et je vois une tâche de mouille qui a déjà traversé mon pantalon.

Le lendemain, il n'est pas à l'arrêt. J'avoue être déçu intérieurement. J'aurais voulu savoir où ce jeu aurait pu nous conduire, mis à part à nos arrêts de bus respectifs.

Lorsque je monte, il est assis dans le fond. Je suis content de le revoir. Il me fait signe de la main. Je le rejoins. La place a côté de lui est étrangement libre.

«Je l'ai gardée pour toi, me dit-il
- Tu as de la chance que je sois venu aujourd'hui. Tu serais passé pour le mec qui veut personne à côté de lui.
- Ça fait partie du jeu. Parfois on gagne, parfois on perd. C'est l'inattendu qui rend le moment excitant.»

Tout en parlant, sa main est déjà sur mon entrejambe et je sens déjà la mouille couler. J'ai pris la peine de mettre un slip ce matin-là afin d'éviter la fuite de la veille. Je resserre contre moi mon sac à dos. Ses doigts se glissent entre les boutons de ma braguette et la sienne est bien gonflée. Il me caresse par-dessus le tissu de mon sous-vêtement.

«C'est mouillé», dit-il suavement.

Il retire sa main et se lèche discrètement le bout des doigts.

«Tu peux me toucher aussi», poursuit-il.

Je touche sa bosse, courbée telle une banane, et commence à le masturber par-dessus son jean. Mais il doit de nouveau descendre.

Pour profiter pleinement du moment, le lendemain, je prends mon courage à deux main et je porte un short de sport fluide, sans slip. De toute façon, j'ai souvent chaud, lui me donne chaud, et j'ai l'habitude des regards sur moi en hiver qui me lancent «T'as pas froid ?!»

Une fois dans le bus, il est assis à la même place que la veille. Il ouvre de grands yeux à la vue ma tenue. Je m'assieds à côté de lui. Mon sac à dos sert de nouveau de ridea ...

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Mots-clés : Histoire 100% vécue, Gay, Branle, Jeunes, Quadra